L’Organisation de Coopération et de Développement économiques est née après la guerre, mais elle n’a rien perdu de son actualité : le développement économique, la croissance, la gestion de la mondialisation requièrent plus que jamais l’action concertée des États. Cette actualité est encore renforcée par le contexte de crise économique et financière auquel le monde est aujourd’hui confronté. L’OCDE se mobilise pour aider les gouvernements à surmonter la crise, et travaille à bâtir les fondations d’une économie mondiale plus solide et plus juste. La France, membre fondateur de l’OCDE, est particulièrement impliquée dans ses activités. En juin 2008, elle a assuré, en la personne de Madame Christine LAGARDE, Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, la présidence du Conseil de l’OCDE, réuni une fois par an au niveau des ministres. L’année 2009 est également jalonnée de rendez-vous importants pour la France. Dans un contexte marqué par la récession mondiale et les politiques de relance, notre pays a fait l’objet en juin 2009 d’un examen de sa situation économique (cf Perspectives économiques de l’OCDE). D’ici à la fin de l’année, sa politique énergétique fera également l’objet d’une évaluation, sur la base d’un des principes essentiels de l’organisation qu’est l’examen par les pairs. Avec ses 30 États membres (*) représentant les trois quarts de la richesse mondiale (**), l’OCDE constitue en effet une instance de dialogue unique, et un lieu d’expertise internationalement reconnu. Ses États membres, tous attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché, adoptent ensemble des décisions et des principes qui permettent d’atteindre au mieux les buts qu’ils poursuivent ensemble dans cette enceinte : la recherche de la prospérité et de la croissance économiques, la détermination des modes de gouvernance optimaux. Les États membres travaillent en collaboration avec le Secrétariat de l’OCDE, vaste bureau d’études composé d’experts de haut niveau qui étudient les évolutions économiques et sociales contemporaines. Les méthodes de l’OCDE, fondées sur le dialogue, l’échange d’expériences et l’évaluation des politiques publiques, ont fait leurs preuves et rencontrent un succès croissant dans le monde entier. Dans un contexte économique marqué par l’interdépendance des économies et des territoires, et aujourd’hui dominé par l’incertitude, une information de qualité est plus précieuse que jamais. Les rapports et recommandations de l’OCDE contribuent à la détermination des politiques et des réformes mises en œuvre partout dans le monde. Les valeurs communes de l’OCDE, les normes et standards qui les traduisent sont autant de repères pour les pays les plus développés comme, et de plus en plus, pour les pays émergents. L’OCDE a en effet de plus en plus vocation à s’ouvrir sur le reste du monde. En témoignent l’importance croissante que les pays non membres prennent dans les travaux des différentes instances de l’OCDE ou la collaboration soutenue avec d’autres organisations internationales, telles que le Fonds Monétaire et International, la Banque mondiale, les banques régionales ou la Conférence des Nations-Unies pour le Commerce et le Développement (***). Cette ouverture au reste du monde s’est encore accentuée et accélérée ces dernières années, notamment sous l’impulsion de l’actuel Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel GURRIA. Le Conseil de l’OCDE, organe souverain de l’organisation, a ainsi décidé en 2007 de lancer un nouveau processus d’élargissement à cinq pays (Chili, Estonie, Israël, Russie, Slovénie) avec lesquels les (...) [lire...]
L'OCDE a ajusté son travail de prévision et d'analyse économiques pour répondre aux échéances, et rendre compte des dernières évolutions conjoncturelles. Le 31 mars 2009, a été publié un Rapport intermédiaire sur les Perspectives économiques de l'OCDE, présentant pour les pays du G7, la zone euro et (...) [lire...]